Il faut un œil de lynx pour suivre la trace infime d'un moucheron. Une bonne ouïe ne sert à rien, l'animalcule ne vrombit pas comme son cousin suceur de sang. A moins que le gobe-mouche ne vienne à passer, ils sont des milliards et des milliards à s'installer dans le terreau de vos rosiers. Voilà soudain votre jardin tout saupoudré de flocons blancs comme si l'été avait assez duré. Qu'ils vous chatouillent ou qu'ils titillent vos naseaux trop susceptibles, de grâce, n'entrez pas en guerre pour autant. Pensez à votre dérangement si ces modestes gabarits avaient une taille de guêpe.
Dessins / encres / estampes / et autres facéties graphiques de Ariane Blanc-Quenon©

